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France Abandons Contested Youth Jobs Plan
That Caused Massive Rioting

Agence France-Presse 10apr2006

 

CPE France - Rioting - Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy and Bernard Accoyer, Monday April 10 to in the morning, at the Elysée.

Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy and Bernard Accoyer, Monday April 10 to in the morning, at the Elysée.

photo: AFP

French President Jacques Chirac announced that his government was abandoning a youth jobs plan that has sparked million-strong protests and replacing it with new measures to help young people into work.

"The president of the republic has decided to replace Article 8 of the law on equal opportunities with measures in favour of the professional insertion of young people in difficulty," the presidency said in a statement on Monday.

The text said that Chirac's decision was taken "based on a proposal from the prime minister, after hearing the leaders and heads of the parliamentary groups of the parliamentary majority".

The announcement followed a high-level meeting with Prime Minister Dominique de Villepin — who fathered the contested First Employment Contract (CPE) — and leaders of the ruling Union for a Popular Movement (UMP).

Unions and student groups, which had threatened more protests unless the measure was withdrawn by the end of this week, were to meet later Monday to decide what further action to take.

Several unions indicated on Monday that they would be satisfied with the measure being replaced.

"If there is a new text in which the CPE does not appear, that will mean it has been withdrawn, that is what counts," said Francois Chereque, head of the CFDT union.

Villepin designed the CPE, which makes it easier to hire and fire workers under the age of 26, as a tool against France's high rate of youth unemployment, which runs at 22 percent.

It was drawn up as part of a broader law on equal opportunities, in response to riots in poor French suburbs last November, largely blamed on unemployment.

But the measure provoked a massive backlash from unions and students who accused Villepin of trampling on hard-won labour rights and discriminating against young people, with millions taking part in two months of sometimes violent street protests.

A recent poll showed 45 percent of the public wanting Villepin to step down, but the prime minister has remained steadfast, vowing last week to continue his "mission" to fight unemployment.

French newspapers were united Monday in stressing the "urgency" of resolving the crisis.

"We need to end this, and fast," ran the headline in daily Le Parisien, while conservative Le Figaro warned that the "humiliating" crisis could become "catastrophic" for the country unless it was resolved soon.

"Rarely has the authority of the state been so undermined, rarely have our institutions been handled so roughly," its editorial read.

"From a social and political crisis, it could turn into a crisis for the government unless a clear solution is quickly found."

Several newspapers previously reported that agreement on a new draft law was being held up by a tug-of-war between Villepin and Interior Minister Nicolas Sarkozy, the head of the UMP, who had been pushing for the measure's withdrawal.

According to Le Monde, Villepin had refused any wording that would suggest that the CPE was to be scrapped.

source: http://sg.news.yahoo.com/060410/1/3zz2w.html 10apr2006


Les dernières heures du CPE

Le Monde (Paris) 10apr2006

 

7 h 15, Paris : la proposition de dialogue "ne débouchera sur rien", selon Arlette Laguiller

La porte-parole de Lutte ouvrière a estimé que l'abandon du CPE était un "succès" mais que les jeunes n'ont pas encore "tout gagné"."Les confédérations syndicales sont contentes de s'engouffrer dans la proposition d'un dialogue avec le gouvernement, prétendument pour trouver des remèdes au chômage des jeunes. Mais c'est un faux dialogue qui ne pourra déboucher sur rien."

17 h 08, Paris : début de la réunion intersyndicale

La réunion de l'intersyndicale des organisations de salariés, d'étudiants et de lycéens a débuté ce lundi peu avant 17 heures au siège de la CGT. Les 12 syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, UNSA, Solidaires, UNEF, CE, FIDL, UNL) membres de l'Intersyndicale doivent notamment apprécier dans le détail les termes de la décision de Jacques Chirac et Dominique de Villepin de remplacer l'article de loi créant le contrat première embauche par un dispositif "en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté".

16 h 40, Paris : le nouveau dispositif sera examiné mardi matin

La proposition de loi UMP prévoyant un nouveau dispositif d'aide à l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté, qui remplace le CPE, sera examinée mardi matin, à partir de 10 h 30, par la commission des affaires sociales de l'Assemblée, a-t-on appris de sources parlementaires. La conférence des présidents de l'Assemblée, qui se réunit tous les mardis à 10 heures, devrait inscrire cette proposition de loi à l'ordre du jour des travaux de la semaine.

15 h 54, Paris : les Chambres de métiers saluent le "rétablissement du dialogue"

Le président de l'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat (APCM), Alain Griset, "se félicite du rétablissement du dialogue et demande que tous les chefs d'entreprises, y compris les plus petites, soient écoutés et associés étroitement à l'élaboration des réformes". "Il faut lutter contre le sentiment actuel d'insécurité des chefs d'entreprises qui contribue immanquablement à faire reculer les embauches et le développement des entreprises."

15 h 16, Paris : les Verts jugent "creuse" la proposition de loi UMP

"Fallait-il une déclaration du premier ministre après deux mois de crise, et une conférence de presse de tous les dirigeants des groupes UMP au Parlement pour annoncer une proposition aussi creuse ?", se demande le parti écologiste. Les Verts, "en lien avec les organisations de gauche, proposent aux acteurs du mouvement la mise en place d'un comité de suivi des dispositifs de lutte contre la précarité et pour l'insertion dans le monde du travail". Ils indiquent en outre qu'ils porteront "une attention particulière aux personnes, notamment les jeunes, objet de poursuites", refusant "qu'une répression policière s'abatte contre les acteurs du mouvement".

13 h 10, Paris : Jean-Marie Le Pen considère la décision de Chirac comme un "attentat permanent" contre l'Etat de droit

Les décisions successives de Jacques Chirac dans la crise du CPE constituent un "attentat permanent contre l'Etat de droit", a dénoncé lundi le président du FN. "On comprend bien que Jacques Chirac tente ainsi de montrer qu'il existe encore mais poursuivre cet impossible dessein en détruisant méthodiquement la Loi fondamentale de la République est un attentat permanent contre l'Etat de droit."

12 h 37, Paris : "l'urgence doit être le retour à l'ordre" estime la CGPME

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) considère que "l'urgence doit être le retour à l'ordre" et "regrette une occasion manquée pour les entreprises comme pour les jeunes". Selon la CGPME, "la diminution des charges financières et l'allègement des contraintes administratives doivent rester la priorité" pour favoriser la création d'emplois dans les PME.

12 h 56, Paris : François Hollande se projette vers 2007

"Cette crise du CPE laissera des traces profondes" et "il appartient d'ores et déjà aux socialistes de fournir les réponses attendues par le biais d'un projet présidentiel donnant toute sa place à la jeunesse et à l'éducation", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste.

12 h 55, Paris : les artisans satisfaits d'un retour à la "sérénité"

"On est plutôt satisfait de la tournure des choses, le fait que le pays ait retrouvé de la sérénité (...), y compris d'ailleurs pour l'activité commerciale", a déclaré le président de l'Union professionnelle artisanale, M. Perrin. Le président de l'UPA s'est aussi félicité qu'il y ait "une ouverture sur la concertation des partenaires sociaux". "Cela ne peut que nous satisfaire."

12 h 50, Paris : les mesures remplaçant le CPE coûteront 150 millions d'euros en 2006, 300 en 2007

"L'ensemble des mesures remplaçant le CPE est évalué à 150 millions d'euros pour 2006 qui viendront s'ajouter au budget de l'Etat, et à 300 millions d'euros pour 2007", a indiqué le rapporteur du projet Egalité des chances, Laurent Hénard. Ces mesures seront financées selon la proposition par une augmentation des droits sur le tabac.

12 h 27, Paris : la disparition du CPE, "une victoire pour les jeunes" juge la FCPE

Le président de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, Georges Dupon-Lahitte, a déclaré que la disparition du CPE constituait "une victoire pour les jeunes", même s'il a "mis en cause la méthode". "Cette victoire des jeunes correspond, j'espère, à une sortie de crise qui permettra aux étudiants et lycéens de reprendre le travail et de rattraper les cours".

12 h 24, Paris : le Medef prêt à discuter avec les syndicats de la précarité

Le Mouvement des entreprises de France "souhaite que le dépôt de la proposition de loi qui modifiera l'article 8 de la loi sur l'Egalité des chances marque la fin d'une crise qui a entamé la crédibilité de notre pays". Le Medef a rappelé sa "proposition de discuter avec les organisations de salariés de toutes les précarités et de toutes les flexibilités".

12 h 08, Paris : pour la LCR, Jacques Chirac a "mangé son chapeau"

La Ligue communiste révolutionnaire a affirmé que le président et le gouvernement ont "mangé leur chapeau" après l'annonce du remplacement du CPE, estimant que ce "premier recul en appelle d'autres". "Toutes les revendications exigées doivent, maintenant, être satisfaites : le retrait du CNE, l'abrogation de la loi pour l'égalité des chances. Il faut immédiatement stopper la répression qui frappe des centaines de jeunes."

12 h 03, Paris : la disparition du CPE, un "gâchis" pour M. Bayrou

Le président de l'UDF a déploré un "gachis" et "deux mois perdus" en raison du CPE, tout en se disant rassuré par la sortie de crise. "Quand on mesure les deux mois perdus, le fossé d'incompréhension et de ressentiment qui s'est creusé dans le pays, quand on se dit que tout cela aurait pu être évité par la simple application des règles démocratiques élémentaires, on mesure le chemin qu'il y a désormais à parcourir pour sortir la France de ses institutions usées et cette pratique politique d'un autre temps."

11 h 59, Paris : M. Accoyer annonce le dépôt de la proposition de loi remplaçant le CPE

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a annoncé le dépôt, ce jour même, de la proposition de loi remplaçant le CPE, souhaitant une discussion de ce texte "dans les tout prochains jours" et "pourquoi pas dès demain."

11 h 57, Paris : le MRC évoque un "succès d'étape"

Pour le premier secrétaire du Mouvement républicain et citoyen, Georges Sarre, "le retrait du CPE est un succès d'étape". "A la gauche maintenant de relever le gant, en proposant un programme de relance de la croissance pour créer de vrais emplois. Il n'y aura pas de lutte contre le chômage de masse sans un changement profond des politiques macro-économiques au niveau national et européen, ce qui suppose de réorienter la mondialisation et la construction européenne. C'est la clé du succès électoral et ce sera la condition de la réussite."

11 h 55, Paris : le PRG regrette "le temps perdu"

"Que de temps perdu, que d'argent gaspillé, que de perturbations dans le pays, que d'inconvénients pour les jeunes qui voient leur année scolaire perturbée", a affirmé le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet. "Les radicaux attendent les nouvelles propositions qui seront avancées et seront vigilants que ce qui sera présenté s'inscrive bien dans le respect du code du travail et des textes en vigueur."

11 h 38, Paris : le PCF souligne une "grande victoire populaire"

Le Parti communiste français a qualifié de "très grande victoire populaire" le remplacement du CPE, annoncé par un premier ministre "défait". "Après le 29 mai, c'est la seconde grande victoire en une année contre les politiques libérales. Cette victoire en appelle d'autres."

11 h 37, Paris : M. de Villiers ironise sur "le parti unique de la reculade"

Le président du Mouvement pour la France a ironisé sur "le parti unique de la reculade, l'UMP-CGT, dirigé par Nicolas Sarkozy et Bernard Thibault". "Nicolas Sarkozy, qui a tiré les ficelles, montre ainsi son vrai visage : c'est le champon de la 'rupturette', c'est un capitulard qui réforme sur les plateaux de télé puis recule au premier sifflet et au premier pavé."

11 h 36, Paris : l'UMP se félicite d'une "solution d'apaisement"

L'UMP s'est félicitée, par la voix de sa porte-parole, Valérie Pécresse, de la "solution d'apaisement" présentée par l'exécutif pour sortir de la crise du contrat première embauche. "L'UMP souhaitait une sortie de crise rapide qui préserve l'unité de la majorité." La sortie de crise est "le fruit d'une action collective des présidents de groupe Bernard Accoyer et Josselin de Rohan, en étroite concertation avec Nicolas Sarkozy et l'équipe dirigeante de l'UMP et le gouvernement", a ajouté Luc Chatel, l'autre porte-parole de l'UMP.

11 h 33, Paris : Jean-Luc Mélenchon attend plus

"L'apprentissage à 14 ans est maintenu, le travail de nuit des jeunes de 15 ans est maintenu. Le contrat de responsabilité parental est maintenu. Si tout cet épisode s'achevait sur l'abandon de la jeunesse visée par ces mesures alors même que le gouvernement est mis en déroute, ce serait un terrible abandon social", a déclaré le sénateur de l'Essonne.

11 h 33, Paris : Henri Emmanuelli félicite la jeunesse

Le député PS des Landes a "félicité" lundi "la jeunesse" qui a empêché qu'"un coup fatal soit porté au code du travail", soulignant que "l'initiative et la gestion de ce dossier [constituaient] un immense gâchis dont ce pouvoir, une fois de plus, ne tirera aucune conséquence".

11 h 27, Paris : Jacques Voisin, "satisfait" mais "vigilant"

Le président de la CFTC a déclaré être "satisfait" du retrait du CPE tout en ajoutant "rester vigilant" sur le contenu de la proposition de loi annoncée par le premier ministre en vue de le remplacer. "Nous sommes prêts à entrer dans une démarche constructive pour négocier un nouveau dispositif."

11 h 25, Paris : Bernard Van Craeynest demande que le nouveau dispositif prévu soit "clarifié"

"La proposition de loi déposée ce jour sur le bureau de l'Assemblée nationale remplacera l'article 8 de la loi pour l'égalité des chances. C'est là l'essentiel. Le dispositif prévu, centré sur l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté, devra être clarifiée", a déclaré le président de la CFE-CGC.

11 h 20, Paris : "une décision de sagesse", juge Hervé Morin

Le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Hervé Morin, s'est félicité de la disparition du CPE, tout en regrettant qu'elle ne soit "pas intervenue bien avant". Pour lui, "le CPE ne méritait pas une telle obstination au point de risquer de compromettre l'année universitaire et scolaire de l'ensemble des jeunes du pays".

11 h 20, Paris : "l'objectif est atteint" pour François Chérèque

Le secrétaire général de la CFDT a déclaré que "l'objectif de retrait du CPE était atteint", même s'il attendait de connaître "le contenu détaillé de la nouvelle proposition de loi". "Sur ce point, nous souhaitions qu'on reste sur un parcours d'insertion en faveur des jeunes en difficulté et qu'on n'aille pas vers un autre contrat. Notre sentiment est que ce souhait a été entendu."

11 h 13, Paris : Tristan Rouquier appelle à "maintenir la mobilisation"

Le président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), Tristan Rouquier, a appelé à "maintenir la mobilisation" tout en se déclarant "satisfait du retrait du CPE". "On attend vraiment le texte qui va remplacer le CPE. On espère que ce ne sera pas un texte encore pire que le CPE. On veut un texte qui aille dans le sens de l'intérêt des jeunes et qui soit construit de façon tripartite entre le gouvernement, les entreprises et les jeunes."

11 h 12, Paris : Bruno Julliard appelle à "maintenir la pression"

Le président de l'UNEF a déclaré qu'il appelait à "maintenir la pression jusqu'au vote par le Parlement" de l'article remplaçant le CPE, dont la suppression constitue selon lui une "première victoire déterminante". Il a également assuré que la journée d'action prévue demain, à l'appel des organisations étudiantes et lycéennes et de la coordination nationale étudiante, était maintenue.

10 h 59, Paris : le "retrait" du CPE, "une victoire incontestable" pour l'UNSA

"Le CPE n'existe plus. C'est une victoire incontestable et incontestée pour ceux qui se battent depuis deux mois contre ce contrat dérogatoire au droit du travail", a affirmé le secrétaire général de l'UNSA, Alain Olive, ajoutant qu'"on aurait pu se dispenser de ce gâchis si on avait négocié avant avec les partenaires sociaux."

10 h 56, Paris : le "retrait" du CPE est "un succès de l'unité syndicale", déclare la CGT

Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, a salué "le retrait" du CPE comme un "succès" de "l'action convergente des salariés, des étudiants et des lycéens, ainsi que de l'unité syndicale."

10 h 55, Paris : pour Jean-François Martins, "le CPE est mort, c'est l'essentiel"

Le président de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) s'est félicité du retrait du CPE, de "sa mort". "C'était la seule solution pour ramener le calme et l'apaisement sur les campus et pour éclaircir l'avenir des jeunes, leur redonner l'espoir et d'autres perspectives que la précarité. Il faut maintenant engager un vrai débat sur la formation et l'emploi dans toute leur globalité."

10 h 46, Paris : Jean-Marc Ayrault se félicite de la disparition du CPE

Le chef de file des députés socialistes a estimé que la disparition du CPE décidée par Jacques Chirac était "un succès pour les étudiants, les salariés et leurs organisations", et constituait "la seule issue possible". "La disparition du CPE [est] également une satisfaction pour les députés socialistes, dont le travail pédagogique tout au long de ce processus a permis une prise de conscience des Français sur les dangers du CPE".

10 h 45, Paris : la Confédération étudiante appelle à la levée des blocages

Les étudiants doivent "lever les blocages dans les universités pour permettre aux examens de se tenir dans les meilleures conditions" après la suppression du CPE, a affirmé lundi sur LCI la présidente de la Confédération, Julie Coudry.

10 h 30, Paris : Dominique de Villepin confirme l'abandon du CPE

Dans son allocution, le premier ministre a déclaré qu'il avait pris acte que "les conditions nécessaires de confiance et de sérénité ne sont réunies ni du côté des jeunes, ni du côté des entreprises pour permettre l'application du contrat première embauche" (CPE). "Je souhaite une discussion sans a priori (...). Notre responsabilité, c'est de préparer l'avenir de notre pays, je souhaite que nous nous retrouvions tous ensemble pour avancer."

9 h 58, Paris : l'Elysée annonce le remplacement du CPE

"Sur proposition du premier ministre et après avoir entendu les présidents des groupes parlementaires et les responsables de la majorité", Jacques Chirac a "décidé de remplacer l'article 8 (CPE) de la loi sur l'égalité des chances par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté", a annoncé l'Elysée.

9 h 56, Paris : fin de la réunion à l'Elysée

La réunion sur le CPE à l'Elysée s'est achevée lundi peu avant 10 heures. Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo ont été les premiers à quitter l'Elysée.

9 h 24, Paris : l'article sur le CPE "réécrit sans mentionner le CPE", selon Dominique Paillé

L'article 8 de la loi sur l'égalité des chances, qui instaurait le CPE, va "vraisemblablement" être "réécrit sans mentionner le CPE", ce qui équivaut à un remplacement du contrat première embauche, a expliqué lundi sur Europe 1 le député UMP sarkozyste Dominique Paillé. "On peut avoir une lecture à l'Assemblée nationale et une lecture au Sénat très rapidement", a-t-il rajouté.

9 h 20, Paris : Jean-Claude Mailly pour l'amélioration des contrats aidés

Pour le secrétaire général de FO, interviewé ce matin sur la radio RMC, "l'objectif est que le CPE soit mort et enterré". "S'il est remplacé par quelque chose qui n'ait rien à voir avec le CPE, qui ne soit pas non plus un CPE bis, si c'est une amélioration des systèmes d'accompagnement des jeunes en grande difficulté, ce qu'on appelle des contrats aidés, ça se regarde de manière positive, ce sera le retrait pur et simple du CPE", a-t-il ajouté.

9 h 09, Rennes : la police évacue un campement anti-CPE

La police a procédé à l'évacuation dans le calme d'un village de tentes monté il y a deux semaines en plein cœur de Rennes par des étudiants. Le maire PS, Edmond Hervé, avait qualifié d' "inadmissible" la "confiscation" de cette place la semaine dernière et saisi le tribunal administratif, qui a ordonné vendredi aux occupants de quitter les lieux.

8 h 57, Paris : les autres participants à la réunion à l'Elysée

Nicolas Sarkozy, les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Jean-Louis Debré et Christian Poncelet, ainsi que les présidents des groupes UMP au Parlement, Bernard Accoyer et Josselin de Rohan, sont arrivés à l'Elysée.

8 h 42, Paris : François Hollande veut une décision "claire" et "rapide"

Pour le premier secrétaire du PS, la solution retenue doit être "une abrogation, c'est-à-dire la fin du CPE", et elle doit être "rapide". "Toute autre formule alambiquée, ambiguë, ajouterait de la confusion, et je pense qu'il n'en faut plus", a-t-il ajouté.

8 h 40, Paris : Jack Lang contre tout "clone " du CPE

"La farce n'a que trop duré", a estimé Jack Lang sur France 2. "Nous souhaitons que le nouveau texte, ou les nouvelles propositions qui seront faites, ne soient pas des ersatz, un CPE bis ou un clone", a déclaré M. Lang.

8 h 32, Paris : Villepin reçu à l'Elysée

Le premier ministre, Dominique de Villepin, est arrivé à l'Elysée pour rencontrer Jacques Chirac, à qui il présentera la proposition de la majorité destinée à dénouer la crise du contrat première embauche.

8 h 31, Paris : François Chérèque accepterait un remplacement du CPE

François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, a affirmé que le CPE, s'il était remplacé par un autre dispositif en phase avec le code du travail,"disparaîtrait". Dans un entretien sur Canal+, il estime que "si on a un nouveau texte où il n'y a plus le CPE, ça voudra dire qu'il a été retiré, c'est bien là l'essentiel".

7 h 50, Marseille : port bloqué dans les Bouches-du-Rhône

Une soixantaine de militants CGT occupent la capitainerie du port de Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) pour protester contre le contrat première embauche. Selon le syndicat, aucun mouvement n'a lieu dans le port.

7 heures, Lyon : la coordination étudiante veut maintenir la pression

La coordination nationale lycéenne et étudiante, réunie à Lyon, a décidé dimanche d'organiser de nouvelles journées d'action, mardi 11, jeudi 13 et mardi 18 avril, à moins d'un retrait total de la loi sur l'égalité des chances. "On refuse toute loi de remplacement qui viendrait se substituer à cette loi", a averti une porte-parole.

Avec AFP et Reuters

source: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-734511,36-759884@51-735413,0.html 10apr2006

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